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 my favourite faded fantasy (tony)

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Elisée Groosvenor
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MessageSujet: my favourite faded fantasy (tony)   Mar 10 Mar - 10:53




I'VE HUNG MY HAPPINESS UPON WHAT IT ALL COULD BE

(play)

Il n'y a rien de plus ironique qu'un levé du jour à sunset boulevard. Les riches se posent à leurs fenêtres et assistent, gorgés d'une fierté sans pareille, à l'éveil de Los Angeles. De leurs sommets, ils peuvent tout voir: Des building qui scintillent au loin aux palmiers qui frémissent à leurs pieds.
Mais d'en bas...d'en bas. Il n'y a que les portails blindés pour briller. C'est un peu comme se balader au milieu d'une centaine de cages dorée. On est en droit d’apercevoir les toits, leurs dimensions gargantuesques mais jamais, au grand jamais le reste.
Et c'est parce que je suis obligé de me balader au milieu de ces cages à la con que j'ai ce goût amer contre la langue.
Je me dis qu'un jour je pourrais tout acheter, raser, reconstruire et encore raser. Que je pourrais décider ou non si le soleil sera en droit de se lever le matin suivant. Je me dis que c'est une question de patience et de calcules récurrent. Je me dis une bonne centaine de choses en moins. Mais en attendant, c'est moi, le gars qui fuient des draps luxueux pour retrouver le bitume dès sept heures du matin. et dire qu'il dort encore, lui au moins...je secoue la tête, passe une main dans mes cheveux et trottine doucement.
Faut bien que je retrouve ma vraie place une fois de temps en temps, ne serais-ce que pour retrouver maman. Elle, qui pour une fois commence son service à neuf heures chez les ploucs aux cheveux blond.
Alors voilà, je suis sensé la retrouver.
Elle veut boire un café, un vrai, à huit dollars la tasse. Pour qu'on l'a voit, pour qu'on me voit et qu'on murmure sur son passage qu'elle est la bonniche la plus luxueuse de tout sunset boulevard...c'est pour ça que je l'aime, je crois. Pour son regard fier et droit.
En parlant d'elle...
Je ralentis le pas, enfonce une main dans ma poche et observe la silhouette qui s’extirpe de l'une des 'cages'. Haute Silhouette, visage pâle et yeux vert.
Hé, Wellingcon! Je tousse, m'arrête et reprend. Oh, Wellington, pardon, je m'en veux de massacrer ainsi ton nom... Si les règles du jeu avaient été différentes, s'il venait de mon monde et non pas du sien, c'est son visage que j'aurais déjà massacré...mais bon, tout ce que je peux, c'est l'effleurer des yeux.
Il est trop tôt pour te voir dehors...t'as perdu quelque chose ? Et je rajoute, doucement, presque incisif. Ou quelqu'un ?
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Anthony Wellington
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MessageSujet: Re: my favourite faded fantasy (tony)   Mar 17 Mar - 0:02

Il y a des choses qu'on aimerait juste pouvoir écraser. Voir disparaître. Des gens, aussi, parfois. Souvent. Le monde est rempli d'un trop-plein de cons. Et peut-être qu'au fond, il en fait partie. Non, vraiment, il est un de ceux là. Et il le sait. En joue. Le rend pire. Se rend pire. Se rend détestable pour qu'on l'oublie. Arrête de trop lui en demander. Qu'on arrête de le demander. Au fond, il ne sait même plus pourquoi. Peut-être qu'au fond c'est vraiment une raclure. Peut-être qu'au fond c'est ce qu'il était destiné à devenir. Ce qu'on devient en grandissant avec aucun désir qui reste, tous comblés à la seconde. Ce qu'on devient sans personne, avec trop de responsabilités trop tôt, trop d'argent trop tôt, trop de droits trop tôt, et trop. Tout est trop dans ce monde ou tout se mêle et pourtant il n'a pas le droit de se mêler à la populace. Pas l'envie non plus. L'envie de n'avoir à se mêler qu'avec lui-même. Et pourtant il s'emmêle avec quelques-unes des plus belles filles du monde. Il lui manque l'envie. Certains appellent ce sentiment lassitude. Il ne l'appelle plus. L'habitude. Voudrait pouvoir passer son temps enfermé chez lui. Enfermé dans ses livres. S'échapper et ne plus avoir à comprendre pourquoi quand il a tout il ne se sent nulle part chez lui. Comprendre d'abord, peut-être, qui est ce 'lui'.
Mais la chose n'importe pas. La chose n'existe pas et n'arrivera jamais. On s'en fout au fond, de qui il est. Tant qu'il garde son nom. Fais son travail, un minimum. Et laisse son argent fleurir. Médocs, pétrole, peu importe. Il fait des petits. La sixième fortune mondiale se lèvre aux aurores. Pourtant la première réunion n'est pas avant huit heures. Mais il lui faut s'extirper d'entre deux corps. Et il n'a plus besoin que d'air. Pourtant, dès que son pied est posé dehors il s'enfume les poumons. L'implosion a toujours été proche, mais cette bombe à retardement il se surprends parfois à espérer qu'elle le fera exploser avant ses quarante ans. Ou avant que sa mère le marie. Peut-être qu'un de ces fameux cancer lui donnerait un peu de répit, loin des obligations.
Et ce spleen, alors que le soleil se lèvre, il ne sait trop comment le prendre. Comment le suivre. Il est bon à l'ignorer d'habitude. Il est bon pour ces choses là. Mais pour un instant ce n'est que lui et l'air frais fermant ses dents contre sa peau. Puis une voix, le tirant de sa somnolence. Deux heures de sommeil et un peu trop d'alcool n'étaient peut-être pas une bonne idée. Plus de drogues pourtant. Pas quand on a une réunion à dix heures. Insulte. Les yeux ne roulent même plus pour rencontrer le ciel, mais l'arrogance transpire par chaque pore de son corps, exultant de chaque mouvement, et de ce sourire, de nouveau au coin de ses lèvres. Prétendre est une seconde nature. Le fils de la bonne. Toujours un plaisir. Voilà ce qu'il était. Serait toujours. Il pouvait bien gravir les échelons. Il ne serait jamais mieux que ça. Surtout s'il montait cette échelle sociale sur le dos. Se nourrissant de l'argent de quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui ne lui donnerait rien si ce n'était pour son cul. Sa jeunesse aussi. C'est si simple après tout, de coucher avec la bonne personne, au bon moment. Cette rue m'appartient autant qu'à toi. Quoique, techniquement, plus. J'ai les moyens d'y vivre, il me semble. Il en serait presque un rire entre ses mots. Ils sont une arme ces mots. Pourtant ce matin il ne voudrait même pas jouer à la guerre. Comme s'il avait le choix. Mais il sont de ceux, ces arrivistes, qu'il faudrait écraser, tout simplement. Sans se poser de question aucune, même pas à propos de qui ils sont.
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