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 Je nage dans le bonheur, y’a pas un homme qui m’aime sur la planète et en plus j’suis interdit bancaire ! (Nao)

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Gabriel Bastien
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MessageSujet: Je nage dans le bonheur, y’a pas un homme qui m’aime sur la planète et en plus j’suis interdit bancaire ! (Nao)   Sam 28 Mar - 13:50

Comment est-ce qu'il avait pu se retrouver dans ce jardin immense, à piquer de la nourriture sur le buffet qui s'étalait devant lui, un verre de vin à la main? Jardin d'une propriété qu'il ne connaissait absolument pas d'ailleurs, entouré des jeunes gens (et parfois de leurs parents) les plus friqués du coin. Lui qui portait un t shirt dont la couleur tirait plus sur le gris que sur le blanc, un jean troué et déchiré et s'était sans parler de ses pompes dont la semelle baillait allègrement. Il faisait un peu tâche dans cet univers de champagne et rolex.

La journée n'avait pas spécialement bien commencé. Gabriel avait appelé sa famille exceptionnellement réunie à cette période de l'année pour discuter avec eux. FaceTime, petit bijou de technologie. Mais les choses ne s'étaient pas vraiment passé comme prévues. Il s'était plaint, un peu trop cette fois. Parce qu'il était trop loin d'eux, la France lui manquait, que ses parents lui payent des trucs aussi ça lui manquait. Il en avait profité pour réclamer des sous pour aider à payer le loyer ce mois-ci. Ça n'avait pas plut à son frère et sa sœur, qui eut n'avait plus le droit à aucune avance de la part de leur géniteurs depuis bien longtemps. Et de fil en aiguille les enfants Bastien en étaient arrivé à se dire leurs quatre vérités en face. Ça s'était engueulé jusqu'à ce que les parents décident de mettre fin à la conversation assez rapidement, sa mère se perdant en excuses.
Gabriel ne s'énervait pas souvent, mais quand c'était le cas il avait généralement des réactions aussi démesurées que stupide. Après cet appel téléphonique peu à son goût il jeta violemment son téléphone au sol avant de casser l'écran avec le pied de l'unique chaise qui se trouvait dans son petit studio. Au fur et à mesure que la matinée avançait, il réussit à réduire son téléphone en morceau et balança ce qui restait dans les toilettes avant de tirer la chasse d'eau. Ça défoulait bien quand même. Certes, il se retrouvait sans téléphone mais au moins il était calmé.
En revanche ces toilettes ne furent pas aussi coopératives et n'apprécièrent pas le traitement que Gabriel leur avait réservé. A dix heures du matin il se retrouva dans une position très glamour, la main dans la cuvette des toilettes à essayer de les déboucher sans bien savoir quoi faire.
Il ne réussit pas à venir en aide aux WC. Son proprio allait le défoncer s'il apprenait ça. En attendant il squatterait ceux de son voisin avec qui il s'entendait bien.

Gabriel était arrivé bien trop en retard chez le petit héritier Wellington, la gouvernante (du moins la maid qui avait un air particulièrement agressif et effrayant, celle qui menait tout le monde à la baguette) lui avait fait plusieurs remarques quant à son manque de rigueur. En général on lui fichait la paix, il aurait aimé que ça continue comme ça.
Cerise sur le gâteau, la semelle de sa chaussure décida de se faire la malle en début de soirée. Il avait tenté de la recoller avec de la colle forte mais rien à faire. Cette semelle de merde était le bon gros doigt final de cette journée de merde.

Il était rentré les mains dans les poches, traînant de la patte pour que sa chaussure ne se fasse pas la malle. C'était de la musique et des éclats de voix qui provenait d'une propriété au moins aussi grande que celui de son employeur qui l'avait interpellé. Avec une volonté qu'il ne se connaissait pas il avait escaladé le mur qui le séparait du jardin pour observait ce qui se passait de ce côté-ci. Des jeunes -principalement- s'étaient organisés une petite soirée. Les papa et maman avaient du les laisser pour s'amuser entre eux, folle jeunesse. Ça n'avait rien à voir avec les soirées dont il était habitué ; personne ne baisait dans la piscine (bon Gabriel n'avait jamais été à une fête ou il y avait une piscine, mais dans les films ils faisaient tous ça), la plupart dansaient (ils ne se frottaient pas les uns aux autres dans une série de mouvements aussi ridicules que désordonnés, ils dansaient vraiment!) sur une musique dont on arrivait à comprendre les paroles, plutôt que des bières il y avait du vin et les chips avaient été remplacé par des petits fours. Wow. Gabriel se laissa tomber de l'autre côté du mur avec la souplesse d'un bout de bois et se mêla à un groupe qui parlait politique. Des petits morveux pédants de droite, gosses BCBG en provenance d'une famille bourgeoise. On ne fit pas attention à lui, il opta alors pour aller à l'attaque du buffet.
Son regard se balada sur les personnes qui se trouvaient devant lui. Ils étaient tous bien habillés, bien coiffés. Machinalement il se passa une main dans les cheveux pour tenter d'aplatir sa tignasse. Les filles étaient belles comme des cœur, ça gloussait dans tous les sens. Une en particulier ressemblait à un ange, ou une princesse. Gabriel lui décocha un sourire un peu blasé, voir intimidé.
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Naomi Cohen
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MessageSujet: Re: Je nage dans le bonheur, y’a pas un homme qui m’aime sur la planète et en plus j’suis interdit bancaire ! (Nao)   Mer 1 Avr - 6:24


I wasn’t enough for me. ✩
Because there was a hunger in me to see everything
and do everything. I wanted to be everyone I saw.

La fête bat déjà son plein lorsque tu daignes t’y présenter, un petit sourire innocent aux lèvres, pour ensuite contourner les corps en mouvement, les corps qui se moulent ensemble. Tu viens rarement à ce genre de fête, pas par manque d’envie, mais parce que tu ne peux pas. Parce que ce n’est pas la Naomi que tes parents connaissent et aiment. Or, l’amour de tes parents est l’une des seules choses dont tu ne peux décemment pas te départir en ce monde. Alors tu te présentes aux fêtes pour n’y rester qu’un bref moment, ta tenue bien souvent trop sage comparé à celle des autres. Tu ne cherches pas l’attention, mais quelque part, c’est faux : en t’habillant ainsi, tu attires, au contraire, terriblement l’attention. Et ce soir ? Au lieu des robes de cocktails de toutes les autres, de ses shorts trop courts ou de ses robes moulantes, toi tu t’es contenté d’un petit haut te dévoilant le ventre et d’une jupe t’arrivant à la mi-cuisse, le tout d’un blanc immaculé, de quoi collé à ta réputation de petite fille chérie. On te croirait presque vierge encore, mais il suffit de voir la malice briller dans tes yeux, alors que tu salut des jeunes, au fil de tes pas, pour savoir que c’est impossible. Tu as beau dansé, ce qui n’est un secret pour personne, tu es bien trop en contrôle de ton corps, trop à l’aise dedans, pour ne pas avoir franchi le pas.

Tu trouves ton chemin jusqu’au bar, où tu déniches une coupe de champagne, l’unique consommation que tu peux t’accorder pour la soirée. Charmante, presque réservée, tu joues surtout la gamine alors que tu t’éloignes du buffet pour aller te poser près de la piscine. Tu adores l’eau et déjà, tu songes à retirer tes escarpins pour y plonger les pieds, enfin ça c’était avant qu’on t’apostrophe. Les discussions dans ce genre d’endroit ont tendance à rapidement t’ennuyer, il faut dire qu’ici, tu ne peux pas jouer comme tu l’entends. Ici, tu es coincé dans un rôle, dans une part de toi, que tu n’aimes pas particulièrement. Ici, tu ne peux pas t’accorder de faux pas, alors tu souris et tu joues à être Naomi la sainte, trop naïve, trop innocente, ennuyante par moment, quand elle n’est pas gamine. Et pendant tout ce temps, pendant que tu balances tes sourires étudiés, que tu bas des cils, tu t’ennuis. Tu meurs presque de l’intérieur. Ce serait tellement mieux, si tu étais avec Eli, Crist et Sunny. Avec eux, tu t’amuses vraiment. Ou Andy même ! Oui, ton frère ferait mieux, mais il mettrait le bordel ici aussi, lui. Parfois, tu te dis que c’est injuste qu’il soit le seul à pouvoir tout foutre en l’air, mais tu as trop besoin d’amour à la maison, pour l’oser. L’amour rend faible. Alors tu soupires et tu laisses ton regard s’égarer, tes pensées s’étiolant déjà, tes doigts te démangeant. Tu devrais envoyer un message à tes trois complices et t’éclipser, de toute manière, Crist ne viendra pas, pas à cette heure. Il devait avoir mieux à faire, Eli aura le temps lui, Sunny est sortie aussi, en famille il te semble. Tu aimerais être ailleurs, enfin jusqu’à ce que tu l’aperçois : lui.

Ce lui, tu ne le connais pas, pourtant, tu connais tout le monde. Ou presque. Tu n’as pas le choix, quand on joue à être la fille chérie, le petit ange parfait, il faut savoir à qui on se frotte et reconnaitre les visages, pour préserver le secret. Or, ça tu en as. Mais non, tu ne connais absolument pas le brun qui se trouve plus loin, un peu perdu, comme toi, les pieds trainant, les cheveux en épis. Tu glousses derrière ta main droite, petite princesse aux manières exemplaires, puis tu croises son regard et ce que tu lis dans le sien, fait s’abaisser ta main. C’est qu’il est sous le charme, et pourtant tu n’es pas particulièrement narcissique de base, mais il suffit de voir comment il te regarde, comment il t’admire. Il a réussis à piquer ta curiosité et te mordillant un bout de lèvre, tu l’étudies à ton tour : pantalon légèrement froissé, chemise n’ayant pas été repassé et puis des chaussures ayant du vécu. Absolument tout chez ce garçon hurle qu’il n’est pas du coin, ou encore il est comme Andy, et il s’en fiche. Ce qui t’étonnerait fortement, vu comment il cherche à remettre de l’ordre dans ses cheveux, sans grand succès d’ailleurs. Son regard accroche à nouveau le tien et si normalement tu te fais sage, tu décides que ce soir, tu as envie de plus. Pas nécessairement de finir nue dans la piscine, cette petite fête est trop sage pour cela de toute manière, mais tu te sens plus audacieuse, de quoi remiser tes ailes mais garder ton auréole. Tu redresses donc ta flute, pour le saluer et incline la tête sur la gauche, charmante en tout point, le sourire adorable d’une gamine se préparant à un mauvais coup. Il semble surpris, non ? Il ne s’attendait pas à ce que tu l’approches ? Raté, il a réussis à obtenir ton attention et t’excusant auprès du petit groupe où tu t’ennuyais, tu te décides à le rejoindre.

Tu marches lentement, avec grâce, celle des mannequins, celle de la danseuse que tu es. On s’écarte aimablement sur ton chemin et si tu es la plus sobrement vêtue, enfin en dehors du jeune homme que tu rejoins justement, tu n’es certainement pas la plus discrète de la réception. Tu fais claquer doucement tes talons jusqu’à te retrouver devant lui, lui volant un petit four, le regard pétillant, le sourire franc : « J’adore le crabe, merci ! » Tu mords dedans, faisant valoir ton savoir-faire en dégustation, propre et bien faite, de nourriture hors de prix. Rien sur ta jupe, rien sur tes mains, le reste disparait d’un coup de langue sur ta lèvre inférieure, le tout suivi de ton éternel sourire. Puis ta main est tendue dans sa direction, « Naomi Cohen, je doute que nous ayons été présenté… » Ont vous lancent bien quelques regards, parce que oui, vous formez un drôle de duo, mais ont vous oublies rapidement. Tu ne colles pas vraiment à leurs univers, tu refuses de jouer selon leurs règles et tu suis plutôt celle des adultes, des bons parents, des dirigeants de vos vies. Tu es une soumise, à leurs yeux à tous. Et ton vis-à-vis semble tout aussi peu dominant que toi, une jolie proie, d’ailleurs il est mignon comme tout. Très alléchant. « Laisse-moi deviner, vous venez tout juste d’emménager à Beverly Hills et c’était l’idée de ta mère, ce sont toujours leurs idées à elles, après tout » tu termines même avec un petit clin d’œil, alors que tu tortilles une mèches de tes cheveux. L’une de celles qui trainent sur tes épaules, artistement échappé de ta coiffure, un chignon lâche mais élaboré.
electric bird.
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Gabriel Bastien
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MessageSujet: Re: Je nage dans le bonheur, y’a pas un homme qui m’aime sur la planète et en plus j’suis interdit bancaire ! (Nao)   Mer 1 Avr - 22:23

Elle est belle comme un cœur, un peu comme ses filles dans les séries TV avec ses jambes interminables, ses grands yeux à la Bambi et ses lèvres de princesse Disney. Elle semble sortir d'un conte de fée, mettant un point d'honneur à se différencier des autres princesses de la soirée. Et en plus elle vient parler au petit pouilleux du coin. Gabriel attrape sa main pour la serrer rapidement avant de se pencher pour l'embrasser sur la joue. Ou plutôt taper sa joue contre la sienne avec un claquement de lèvres, autant jouer la carte du français jusqu'au bout et en profiter comme on peu. S'il y a bien une chose sur laquelle Gabriel est sûr depuis qu'il est arrivé sur le continent étranger, c'est que les américaines apprécient la french touch. « Gabriel. Enchanté. » En effet, il est enchanté d'avoir quelqu'un avec qui parlé. A priori elle ne semble pas être la personne qui tient la fête, sinon elle l'aurait certainement fichu à la porte accompagné de son pied au cul.
En toute honnêteté il n'avait pas réfléchit à ce qu'il pourrait baratiner pour expliquer sa présence dans cette fête. Mais l'excuse lui tendait les bras, alléchante et facile. De peur de passer pour un idiot avec ses temps de réactions vieux comme le monde, il opine rapidement, reposant son verre vide pour en récupérer un autre. Le stress lui donne envie de boire et autant profiter du bon vin tant qu'il y en a. « Ma mère et moi on est arrivés il y a à peine deux jours. Une des caisses maritimes a du retard et j'ai rien à me mettre de convenable. Elle a quand même insisté pour que je vienne euh... faire des rencontres ? Voir du beau monde. » Haussement détaché d'épaules, il faut avoir l'air de maîtriser la situation un minimum et surtout bien se rappeler ses mensonges. C'est important. « J'ai eu la flemme d'aller faire des courses. C'est le décalage horaire principalement. » C'est ce qu'on dit. Gabriel lui sourit, son éternel sourire pincé. Il a du mal à dévoiler ses dents à la façon des américains, il n'a pas encore ce savoir faire là.

Il prend une gorgée de vin, jette un coup d’œil autour d'eux. Ils sont invisibles aux yeux des autres ce qui est une bonne chose. Si les propriétaires des lieux pouvaient ne pas aller à sa rencontre... Comment expliquer qu'un pseudo riche héritier entre chez les gens de façon complètement illégal en sautant par dessus leur mur ? C'est un coup à se faire renvoyer dans son pays avec interdiction de reposer les pieds sur le sol américains. Ou peut être la prison. L'idée refroidit vite Gabriel, autant noyer ses divagations dans la nourriture. Il récupère un petit four (crabe, crevette, peu importe) pour l'engloutir avec un manque de classe remarquable. « Donc tu connais tout le monde, ici ? » Il se sent bête maintenant, dans ses chaussures bâillantes qui manquent de le laisser pieds nus à la moindre inattention, dans sa chemise froissées et tâchée, avec ses cheveux qui semblent être dotés d'une volonté qui leur est propre. Au moins il a une compagnie plus que charmante ce soir, autant se concentrer sur ce point.
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